COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI IVOIRIEN DU PEUPLE

J'attire l'attention de la communauté internationale, des Ivoiriens et des Français sur la situation dramatique que je vis avec ma famille en FRANCE.

En effet, je subis avec ma famille une persécution politique sans précédent depuis 2002, la veille du sanglant coup d'état du 19 septembre 2002 transformé en rébellion.

Foncièrement démocrate, aimant profondément mon pays et étant totalement attaché à l'amitié franco-ivoirienne,

Au nom du peuple ivoirien, du Parti Ivoirien du Peuple, parti politique que j'ai l'honneur de diriger, j'ai farouchement défendu la République de CÔTE D'IVOIRE, ses Institutions et ceux qui l'incarnent. J'ai été aussi le garant de l'amitié franco-ivoirienne.

Au nom de la démocratie tant désirée,

Au nom de la légendaire amitié franco-ivoirienne,

Au nom du peuple aimé de FRANCE,

Au nom du peuple adoré de CÔTE D'IVOIRE,

A la tête du Parti Ivoirien du Peuple, je me suis battu légalement pour ramener la paix et la liberté en CÔTE D'IVOIRE et préserver sinon ressusciter les relations privilégiées construites jadis, inlassablement par Félix HOUPHOUËT-BOIGNY et les Présidents français qui se sont succédés pendant son règne.

Au PIP, nous demeurons les adeptes de la démocratie. Nous sommes donc contre la prise de pouvoir par les armes, les assassinats politiques, la xénophobie, le népotisme, la corruption, la dictature, les crimes d'Etat, et la confiscation du pouvoir. Nous nous érigerons toujours contre toutes formes de déstabilisation de la CÔTE D'IVOIRE, quelle soit intérieure ou extérieure.

Soutenir la République, ses Institutions et ceux qui l'incarnent, même si nous sommes une opposition, dans cette guerre énigmatique, était pour nous un simple devoir démocratique. Appeler la FRANCE, puissance alliée à la CÔTE D'IVOIRE, à lui éviter, une rébellion, une guerre civile ou une dérive totalitaire fut pour nous un impératif.

Tout en soutenant donc l'Etat, nous nous sommes efforcés de rester au-dessus des protagonistes pour donner une chance à la paix, à la Nation ivoirienne de se reconstituer, de se réconcilier avec elle-même. Nous avons préservé l'âme de la CÔTE D'IVOIRE, aguerri son esprit et apaisé son cœur. Nous avons été une force de restauration de la démocratie.

Nous avons ainsi distribué des bons et des mauvais points aux uns et aux autres, soit que leurs actes allaient dans le sens de la paix ou non. La formule "NI NEUTRE, NI PARTISAN" que nous empruntons au quotidien Fraternité-Matin, doit être le credo de toute entité de paix digne de ce nom.

 

NI NEUTRE, NI PARTISAN MAIS FAROUCHE ARTISAN DE LA PAIX !

 

Voilà le noble combat que nous avons mené contre vents et marées. Il n'a pas été du goût des faucons de guerre des deux pays qui ont confisqué la paix si chère à leur peuple et à Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, Apôtre de la paix et premier Président de CÔTE D'IVOIRE. Le parti Ivoirien du Peuple et ses dirigeants se sont retrouvé entre le marteau et l'enclume.

En CÔTE D'IVOIRE, ma famille et mon entourage ont été ciblés. Certains ont été rendu handicapés à vie quand d'autres furent tués, moi-même, ne fus pas épargné (nous y reviendrons en détail)

En France, pays où je réside, pays de liberté et des droits de l'homme, je subis avec ma famille une persécution des plus abjects. Ayant été en vain approché pour rejoindre la rébellion, j'ai été intensément menacé. Commence alors un vaste complot, des tracasseries, une véritable tribulation (nous y reviendrons également en détail)

Depuis le 7 août 2006, date anniversaire de l'indépendance de mon illustre pays, ma famille et moi, une femme et 8 enfants avons été condamnés à errer, dépossédés de tous nos biens. La dignité de ma famille est quotidiennement bafouée en France. Pour me faire payer mon engagement politique, ils s'en sont pris et continue de s'en prendre à ce que j'ai de plus cher : ma famille.

Moi, GNADOU Dano Zady, président du Parti Ivoirien du Peuple, porteur, au nom de mon parti, pour le bonheur de notre cher peuple, du "Plan Cadre de Paix et de Développement" du 22 septembre 2004, commenté dans L'Intelligent d'Abidjan du 9 octobre et paru dans Fraternité-Matin du 26 octobre de la même année, et qui a servi de base et de cap aux protagonistes de la crise ivoirienne,

Informe la communauté internationale, les peuples français et ivoirien sur la condition de victime expiatoire de ma famille en FRANCE. Je fais avec elle, l'objet de privations des droits les plus fondamentaux. Ma famille et moi, sommes traités comme des prisonniers politiques voire des prisonniers de guerre, nous faisant payés ainsi ce que des français en général et des familles françaises en particulier ont subi en CÔTE D'IVOIRE pendant la guerre. Pratiquant ainsi la politique des représailles à savoir, si ce n'est ton frère, c'est donc toi ! Si ce n'est GBAGBO, c'est donc toi !

Et pourtant, que disions-nous dans la déclaration "DAIGNEZ, MONSIEUR LE PRESIDENT, ECOUTER LE SILENCE DU PEUPLE" ? Qu'il fallait éviter de prendre les étrangers pour des boucs émissaires. Qu'ils devraient bénéficier au même titre que les ivoiriens de la protection de l'Etat. Quelque temps après nous allions plus loin dans cette autre déclaration "AVONS-NOUS LES HOMMES QU'IL FAUT A LA PLACE QU'IL FAUT ?" Nous y sommions nos compatriotes à ne pas prendre pour cible les étrangers qui, par amour pour notre beau pays et pour sa culture, ont choisi d'y vivre, et qui, malgré cette crise, y sont restés pour vaincre avec nous l'ennemi, la guerre.

La paix n'est ni lâche, ni partiale. Apôtres de paix, nous avons également condamné des actes du côté français qui ne pouvaient qu'écorner la grandeur de la FRANCE, assombrir son aura, éloigner la paix en CÔTE D'IVOIRE et mettre le désordre en AFRIQUE, désordre qui pourrait être préjudiciable aussi aux ressortissants français. En prononçant notre discours, non à la Conférence de Paix de Paris, le 7 janvier 2003, nous avions voulu mettre en garde les autorités françaises d'alors, de l'échec d'une politique en Afrique khadhor' qui s'écartait du discours de Baule de François MITTERAND et baliser, s'il en était besoin, la route de la réconciliation, la démocratie et la paix.

Réaffirme avec vigueur et conviction mon engagement pour la paix. J'estime pour ma part avoir fait, bien fait, malgré tout, pour mon pays, ce que je devrais faire. Je le referai si cela était à refaire !

Appelle les Ivoiriens et les Amis de la CÔTE D'IVOIRE épris de paix, de liberté et de prospérité à se joindre à notre combat pour une véritable stabilité politique à reconstruire et à léguer plus tard à notre postérité.

Au nom de la démocratie tant désirée,

Au nom de la légendaire amitié franco-ivoirienne,

Au nom du peuple aimé de FRANCE,

Au nom du peuple adoré de CÔTE D'IVOIRE,

Continuerai à me battre avec acharnement, à travailler sans ménager aucun effort, à sillonner la FRANCE après la CÔTE D'IVOIRE, à la recherche d'hommes et de femmes d'humanité, de paix et de développement durable.

Réponds, à ceux qui pensent qu'un pays n'a pas d'amis mais que des intérêts, qu'entre la FRANCE et la CÔTE D'IVOIRE, l"amitié et les intérêts se cumulent réciproquement de façon exponentielle pour le bonheur de leur peuple respectif. C'est pourquoi, le Général DE GAULLE aimait sincèrement et profondément la CÔTE D'IVOIRE. Idem pour le Président HOUPHOUËT concernant la FRANCE. J'aime la FRANCE et j'adore la CÔTE D'IVOIRE ! Je triompherai car mon combat est juste et noble ! Malgré les tribulations dont ma famille et moi sommes victimes, actuellement, en FRANCE, rien ne pourra me détourner de la voie de paix. Je suis la paix, elle est avec moi car je suis sa voix.

Pour la paix en CÔTE D'IVOIRE,

Pour le bonheur du peuple ivoirien,

Nous vaincrons !

Vive la FRANCE !

Vive la CÔTE D'IVOIRE !

Pour que vive l'amitié franco-ivoirienne !

 

Pour le Parti Ivoirien du Peuple,

Le Président,

 

GNADOU Dano Zady,

PIP, une Opposition dans la République !

27/02/08